Bank of America Securities maintient une position négative sur les actions européennes, selon ses équipes de recherche. Le Vieux continent reste sous-pondéré dans les portefeuilles recommandés par la banque, qui privilégie une approche défensive face aux turbulences persistantes du marché.
Cette position tranche avec le contexte actuel des marchés européens. Tandis que certains secteurs affichent des performances remarquables – notamment le secteur bancaire avec Société Générale en hausse de 44 % depuis le début de l’année – BofA Global Research demeure convaincue que les risques systémiques dépassent les opportunités d’investissement. La banque américaine base son diagnostic sur plusieurs indicateurs macroéconomiques préoccupants et une dynamique économique structurellement faible en zone euro.
La contraction industrielle européenne pèse sur le diagnostic
Le problème? Les chiffres de la production industrielle s’enfoncent. Les grandes économies du continent – Allemagne, France – affichent des variations négatives en données annuelles, signalant une dynamique économique relativement morose. Cette contraction manufacturière contraste fortement avec la résilience des États-Unis, où l’activité industrielle reste soutenue malgré les tensions commerciales.
BofA Global Research estime que cette faiblesse structurelle justifie de sous-pondérer les valeurs cycliques européennes au profit des titres défensifs. Les investisseurs cherchant une exposition aux marchés développés trouvent un terrain plus stable outre-Atlantique, où les perspectives de croissance restent plus robustes. Le marché britannique constitue une exception inquiétante: la dégradation économique y progresse plus vite que prévu, sans que la Banque d’Angleterre n’accélère encore son processus de baisse des taux.
Valorisations attractives, mais risques structurels insurmontables
Le secteur bancaire européen illustre le paradoxe actuel. Les valorisations demeurent comparativement plus favorables que leurs homologues américains, et les rendements de dividende restent intéressants. Des opérations de rachat d’actions et une vague de fusion-acquisition promettent des économies d’échelle substantielles. Pourtant, BofA refuse de réinvestir massivemen dans ces opportunités apparentes.
La raison? Les gains à court terme ne compenseraient pas l’exposition à des risques macroéconomiques prolongés. La sous-pondération du continent reflète une conviction que la reprise européenne sera plus lente et plus incertaine que celle des États-Unis. Les taux de change – notamment l’évolution de l’euro face au dollar – compliquent encore l’équation pour les portefeuilles internationaux.
Les défis structurels du continent
Une divergence persistante entre secteurs et géographies
L’année 2025 a révélé des divergences prononcées au sein même du marché européen. Certains secteurs défensifs et cycliques offrent des performances intéressantes, tandis que d’autres stagnent. Cette hétérogénéité renforce la nécessité d’une sélection active plutôt que d’une exposition générique aux actions européennes.
Pour les gérants de portefeuille, la recommandation de BofA revient à un choix stratégique simple: chercher des opportunités tactiques sectorielles ou régionales, mais ne pas prendre de pari stratégique long terme sur une reprise coordonnée du continent. Les investisseurs en quête de croissance ont intérêt à regarder du côté des valorisations bancaires attractives – notamment les valeurs françaises en hausse – tout en maintenant une vigilance accrue sur la dynamique macroéconomique générale. Le marché des actions européennes restera fragmenté entre poches d’opportunité et zones à risque élevé au cours des trimestres à venir.
Pourquoi l' Europe reste sous-pondérée
- BofA Global Research maintient une position négative sur les actions européennes
- Société Générale affiche une hausse de 44 % depuis début 2025, meilleure performance du STOXX Europe 600 Banques
- La production industrielle en zone euro affiche des variations annuelles négatives
- Le secteur bancaire européen offre des valorisations plus attractives que les banques américaines
- La Banque d' Angleterre n' a pas accéléré son cycle de baisse de taux malgré la dégradation économique
Cet article a été rédigé avec l' assistance de l' intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.
Sources
- une grande banque reste négative sur les actions …
- Bank of America voit les grandes actions européennes chuter …
- Ces 5 gros risques pour les marchés financiers d’ici la fin de l’année
- Secteur bancaire européen : un champion inattendu ? | Keytrade Bank
- Marchés : deux grandes banques n'ont pas le même avis …
