10 523 investisseurs de Duralex perdront leurs 7 millions d’euros via Lita, enquête à Orléans

Des investisseurs Duralex se réunissent à Orléans pour discuter de leurs pertes financières via Lita.

Plus de 10 000 particuliers qui ont investi dans Duralex via la plateforme Lita en novembre 2025 ne seront pas remboursés de leurs mises. Les 7 millions d’euros collectés pour sauver la verrerie disparaîtront, malgré la reprise de l’entreprise par l’entrepreneur Cédric Meston en octobre 2026. Une enquête judiciaire s’est ouverte à Orléans.

Duralex a lancé sa levée de fonds auprès des particuliers il y a environ un an. Le montant moyen investi par participant s’élevait à 372 euros. La cagnotte, hébergée par Lita, affichait un taux d’intérêt annuel brut de 8 % sur une durée prévue de 7 ans. Dès la mise en ligne, les avertissements figuraient: « Si la société ne parvient pas à remplir ses objectifs et devait être liquidée, les montants investis seraient perdus. »

Le sort de ces investissements est scellé. Julien Benayoun, cofondateur de Lita, a confirmé que « les 10 523 investisseurs Lita vont perdre leur investissement » et que les 7 millions d’euros récoltés seront « perdus ». Les titres ont été émis par la coopérative Duralex, une structure juridique distincte du nouvel exploitant. Leur liquidation dépendra de la procédure collective engagée contre la SCOP et du mandataire judiciaire, pas du repreneur.

Ce que propose le nouveau propriétaire

Cédric Meston, qui reprend Duralex, ne peut rien promettre sur les remboursements. Dans une lettre aux investisseurs, il s’est déclaré « désolé » de la situation tout en précisant qu’il n’avait aucun pouvoir sur les titres ni sur leur devenir. En compensation, il offre une journée de visite à l’usine historique de La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans, ainsi que des produits issus des marques Duralex et Tupperware. Les cadeaux seraient calibrés à la hauteur de chaque investissement initial.

Enquête judiciaire et mise en cause

Le parquet d’Orléans a ouvert une enquête sans préciser les chefs retenus. Des perquisitions ont été menées, notamment au siège de Duralex. François Marciano, ancien directeur général emblématique de la reprise en Scop, et son fils Antoine, nommé directeur financier, pourraient être particulièrement visés. Leur avocat, Me Pierre Lalanne, a affirmé que ses clients « démentent toute implication dans d’éventuelles malversations ».

À retenir

  • 10 523 investisseurs ont perdu 7 millions d' euros investis dans Duralex via la plateforme Lita.
  • Duralex a lancé en novembre 2025 une levée de fonds auprès des particuliers avec un investissement moyen de 372 euros.
  • La levée de fonds proposait un taux d' intérêt annuel de 8% bruts pour une durée de 7 ans.
  • Le nouveau repreneur Cédric Meston ne peut promettre aucun remboursement des montants investis.
  • Une enquête a été ouverte par le parquet d' Orléans visant notamment l' ancien directeur général François Marciano et son fils Antoine.

Questions fréquentes

Combien d' investisseurs ont perdu leur argent dans Duralex via Lita?
10.523 investisseurs ont perdu leur mise. Ils avaient investi depuis un peu moins d’un an sur Duralex, qui avait lancé en novembre 2025 une levée de fonds auprès des particuliers.
Quel montant total a été collecté lors de la levée de fonds Duralex?
La société avait récolté 7 millions d’euros pour un investissement moyen de 372 euros par investisseur.
Quel était le taux d' intérêt proposé pour cet investissement?
La levée de fonds présentait un taux d’intérêt annuel de 8% bruts pour une durée d’investissement de 7 ans.
Qu' a proposé le nouveau repreneur de Duralex en dédommagement?
Cédric Meston a proposé aux investisseurs de venir passer une journée dans l’usine historique de La Chapelle-Saint-Mesmin et de leur offrir des produits des marques Duralex et Tupperware, avec des montants proportionnels à leur investissement initial.
Qui fait l' objet d' une enquête dans cette affaire?
L’ancien directeur général de la verrerie François Marciano et son fils Antoine, nommé directeur financier, pourraient être visés par la procédure ouverte par le parquet d’Orléans.